Pour pratiquer zazen, on s'asseoit face au mur sur un coussin (zafu), les jambes croisées
en lotus ou en demi-lotus. Le bassin est basculé en avant de sorte que les genoux appuient sur le sol.
À partir de cette base, la colonne vertébrale se redresse, on pousse le ciel avec le sommet du crâne.
Le menton est rentré, la tête est droite, les épaules se relâchent. Le regard est posé devant soi, à 45 degrés
vers le sol. L'extrémité de la langue se place à l'avant du palais. La main gauche est posée sur la main droite,
les paumes vers le haut. Les pouces se touchent aux extrémités et sont dans le prolongement l'un de l'autre.
Les deux mains posées sur les cuisses sont en contact avec l'abdomen.
Les conditions de l'immobilité totale sont ainsi créées. Corps et esprit étant liés, en se concentrant sur
une respiration profonde, lente, calme et puissante, l'esprit devient clair comme
un ciel sans nuages.
C'est par cette pratique que Shakyamuni est devenu Bouddha; ce n'est pas par le bouddhisme - il n'existait pas; ni par les sutras - ils n'avaient pas encore été écrits.
« Lorsque l'esprit ne demeure sur rien, le véritable esprit apparaît. » Sûtra du Diamant
Ces textes sont tirés de l'ouvrage Zen, par Bovay, Kaltenbach et De Smedt, éditions Albin Michel, 1993.